Nous
ouvrons ce site pour justifier notre présence au Brésil,
notre confiance en la personne et notre espérance dans
le futur de l'humanité malgré le climat actuel d'insécurité
générale si alarmant. Nous sommes heureux de nous
ouvrir, via Internet, au monde entier pour devenir sous cette
forme également la voix de ceux qui n'ont pas de voix et
élargir l'invitation à tendre la main aux plus faibles
parmi les abandonnés. Ces enfants n'auraient personne au
monde si vous et nous n'étions pas là, si votre
sensibilité à tous, proches ou éloignés,
n'existait pas.
Un
ami m'a dit il y a quelques années: "Vous, au Brésil,
occupez-vous des enfants; nous penserons à fournir l'argent
nécessaire". Sans grand préambule il est
parvenu à délimiter la modalité de mise
en place d'une collaboration entre nous... possible, s'il existe
de chaque côté le plaisir de se rendre utile en
remplissant son propre rôle, une confiance réciproque
et, principalement, un amour préférentiel pour
les enfants et les adolescents abandonnés.
Pour
les aider, que l'on agisse de l'autre côté de l'océan
ou en vivant à côté d'eux, il faut miser
sur son cur: c'est là que l'on trouve les ressources
inépuisables que Dieu a donné à chacun
et que chacun investit dans ce auquel il tient le plus (le surplus
est plutôt rare d'ailleurs!). Et un cur qui aime
ne peut que s'engager à fond (en profitant non seulement
des ressources financières mais aussi de son esprit d'initiative,
de l'expérience et de la créativité, de
ses connaissances, influences et amitiés) pour découvrir
de nouvelles formes d'intervention. Dieu bénit et récompense
ces tentatives: chaque porte refermée annonce l'ouverture
de nouvelles portes.
La
Providence a certes déjà réservé,
à ces enfants aussi, des curs généreux
pour se charger d'eux; mais il appartient à chacun de
nous de faire correctement sa part en identifiant les "curs"
qui ressemblent aux nôtres, pour nous présenter
à eux et agir ensemble.
Oui,
la Fondation est le miracle de Dieu réalisé au
travers de la foi, de l'espérance et de la charité
de chacun de nous. Nous avons 553 "paratonnerres"
qui nous protègent du danger de nous résigner
à remplir moins bien notre tâche: dans toute l'Italie,
dans les monastères de nos Surs Claustrales, on
prie également pour les enfants, pour les éducateurs
et pour tous les bienfaiteurs.